Les 10 conseils à retenir pour former des étudiants de 1er cycle

Afin de poursuivre la réalisation du projet RENARD (Réseau d’environnement numérique d’apprentissage et de recherche documentaire), j’étais nommée, depuis la mi-juin 2010, spécialiste en moyens et techniques d’enseignement à la Bibliothèque du Cégep et de l’Université en Abitibi-Témiscamingue. Je suis impliquée dans plusieurs comités au niveau du réseau de l’Université du Québec et à l’UQAT. Il s’agit de ma première expérience dans le milieu universitaire. J’ai surtout œuvré dans le milieu des bibliothèques publiques au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Il y a un mois, c’était la rentrée à l’Université en Abitibi-Témiscamingue. Une professeure du département des sciences de la santé m’a sollicitée pour donner un atelier sur deux bases de données spécialisées en santé. J’ai accepté l’invitation sur le champ. J’étais toute excitée à l’idée de donner cet atelier, car je dois le préciser ici, c’était ma première expérience de formation en milieu universitaire. Après quelques échanges avec la professeure et une exploration avancée des deux bases de données, j’ai réussi à monter une présentation PowerPoint et une série d’exercices. Sauf que, plus la date de présentation s’approchait plus mon angoisse montait. J’avais plusieurs contraintes à considérer et je commençais à douter du contenu, qui prenait de l’ampleur progressivement, de la formule de présentation, je ne savais plus sur quoi je devais m’attarder devant la quantité de l’information à communiquer et le temps limité alloué, … Comme l’exprimait si bien la citation « trop d’information tue l’information » … je voulais ni désintéresser les étudiants, ni perdre la confiance de la professeure. C’est en lisant l’article « Welcome to the classroom Ten tips for teaching college freshmen » publié dans la revue News de l’ACRL que j’ai repris contrôle de moi-même et de la formule à adopter quand on est à notre première expérience d’enseignement. J’ai trouvé les 10 conseils éclairants et tout à fait constructifs dans mon cas.

Le premier conseil “Set the agenda (and keep it)” m’a permis d’établir un ordre du jour pour l’atelier et de l’appliquer. C’est informateur de préciser les objectifs de l’atelier mais ce n’est pas assez pour garder en tête le cheminement à parcourir et assurer un contrôle sur le temps. À chaque fois qu’un point de l’ordre du jour est traité, je le mentionnais aux étudiants et je passais au suivant.

Le second conseil “Edit yourself ” m’a aidé à me concentrer sur une démarche claire et concise dans la présentation et l’utilisation des bases de données. Pour ce faire, j’avais préparé à l’avance des exemples pour montrer la manière de chercher et d’utiliser les options disponibles pour raffiner le résultat de recherche.

Le troisième conseil “Edit yourself again” suit le deuxième puisque je n’avais pas à m’étaler sur les détails de chaque base de données. Après tout, mon public se composait d’étudiants en apprentissage et non de professionnels de l’information. Par contre, quand une option de recherche valait la peine d’être présentée, je me donnais 3 minutes pour la leur expliquer.

Le quatrième conseil “Give hands on time”, une période d’exercices pendant laquelle les étudiants ont pratiqué sur les deux bases de données. C’était aussi un moment pour …

Le cinquième conseil “make contact”, pendant la période des exercices, j’ai profité de l’occasion pour passer à travers les rangs, poser et répondre aux questions. De plus tout au long de l’atelier, j’établissais un contact visuel avec les étudiants qu’ils soient assis en arrière, en avant ou au milieu de la classe.

Le sixième conseil “manage technology”, malgré le fait que j’ai avisé les étudiants qu’ils n’avaient pas besoin d’allumer les ordinateurs au début de la session mais et qu’ils seraient appelés à le faire quand c’était la période des exercices. Ceci n’a pas empêché certains d’allumer leurs ordinateurs et de faire les mêmes recherches que moi. 

Le septième conseil “get to know the instructor”, dès ma rencontre avec la professeure une certaine affinité s’est créée entre nous et son rôle dans l’atelier a été inestimable puisqu’à plusieurs intervalles elle a pu souligner à ses étudiants l’importance de tel ou tel aspect dans la recherche ou à quel niveau ça pourrait les aider dans leurs travaux. J’ai considéré ses interventions un ajout considérable dans le soutien de l’attention de ses étudiants et donc dans l’atteinte des objectifs de l’atelier.

Le huitième conseil “gotta love’en”, et je pense que ce constat s’applique pour toute la communauté pour laquelle on est appelée à aider et à servir. Dans ce sens, il est important de les connaître pour mieux les aborder et les aider.

Le neuvième conseil “don’t label” n’est que la continuité du précédent car chaque personne présente une personnalité à part et il est important de garder une attitude équitable envers chacun. Nous sommes là pour les aider peu importe leur niveau de compétences informationnelles. Et enfin,

Le dixième conseil “be you” s’ajoute au même constat, étant moi-même tout simplement m’a aidé dans ma communication avec les étudiants et avec la professeure.

Fort possible que d’autres conseils pourront s’y ajouter mais, dans mon cas la liste de l’auteur Erin Daniels était à la fois enrichissante et constructive dans la réalisation de cet atelier et je pense certainement pour les prochains ateliers. Je vous invite chaleureusement à compléter cette liste si vous voyez un conseil manquant et qui pourrait être pertinent dans la réalisation et l’amélioration de la qualité des ateliers de formation destinés à la communauté universitaire.

Source:

Daniels, Erin. “Welcome to the classroom: ten tips for teaching college freshmen”, College and Research libraries News, vol. 71, no. 8 424-425 (2010).

http://crln.acrl.org/content/71/8/424.full  (page consultée le 13/09/2010)

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À propos de hager2010

Spécialiste en moyens et techniques d'enseignement à la bibliothèque du Cégep et de l'Université en Abitibi-Témiscamingue depuis juin 2010.

Une Réponse vers “Les 10 conseils à retenir pour former des étudiants de 1er cycle”

  1. Très intéressant!

    Quand je préparais des formations, j’essayais toujours de penser à quelques questions que je pourrais poser aux étudiants. Ça permet généralement de les garder un peu plus attentifs, surtout quand la formation se donne très tôt le matin! Ça donne aussi une meilleure idée du niveau de connaissance des étudiants sur le sujet.

    J'aime

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